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Vous voici dans un nouvel espace de réflexion sur la peinture, le dessein et la couleur.

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Claro Escuro - Galerie

lundi, septembre 26, 2005
Dessins 17/05
Fusain sur papier - www.claroescuro.com
vendredi, septembre 16, 2005
Feuilles de Platane


J’ai dans mon atelier deux branches de platanes avec trois feuilles chacune. Elles ont été ramassées l’automne passé et ont servis de model au tableau « Feuilles de platane en automne » qui se trouve dans la section Dessins.

Elles ne cèdent pas, elles s’agrippent à la vie fragile qui leur reste. Elles insistent à m’impressionner, comme au premier jour, où je les ramassais à plein bras et les lançais en l’air.

Je les regarde et j’ai de la peine. Parfois je les observe avec précaution, avec la peur de les voire tomber. Je m’en séparerai que lorsqu’elles se détacheront de leur branche.

Ces feuilles m’ont propulsées vers un tableau, à gauche, de grandes dimensions. Après, je les laisserais en paix. Je ne les toucherais plus.
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Dans la plage - notes
Charbon sur papier - 20x21 cm
www.claroescuro.cm
dimanche, septembre 11, 2005
Dessins

Dessin 9/05 - Charbon s/papier - 18,5x20 cm
www.claroescuro.com
mardi, septembre 06, 2005
Le Rameau de la pomme de terre
Ce temps est effrayant. Il ne pleut pas il y a quatre mois et les prochains jours ne sont pas animateurs. Cette chaleur est entrain de châtier les gens et les animaux, et entrain d’assécher les champs et les forêts de pins.

Cette forêt de pins où je me trouve perd de sa couleur. Le vert vif et ouvert, caractéristique du Printemps, fait place à des tons de vert gris. Les arbustes poussent lentement, le feuillage d’apparence sec, souffre, dansant tristement au grès du vent.

Les arômes résistent, ils affluent autour de moi au crépitement des feuilles sèches encore accrochées aux branches.

Je m’approche d’une petite forteresse vivante composée de jeunes arbustes de bon aspect, verdoyants. Illuminés par une lumière dorée, ils creaint des notes chromatiques qui vont du vert clair au vert foncé, aux reflets de vert jaune. Ces feuilles dansent à la saveur du vent, s’inclinant dans tous les sens simultanément, créant une quantité de brillances avec le retournement des feuilles, confondant ainsi qui passe par là.

Au milieu, au fond de cette amalgame d’arbustes d’espèces différentes, il y a une fleure jaune, très jolie, jeune, comme les arbustes, elle a trouvé ici un refuge pour grandir en paix. Également effleurée par un file de lumière, il semble qu’elle aime aussi danser. Il me reste plus qu’à m’asseoir en silence, parmis ces pins, pour regarger cette marguerite. Je me sens comme un insect prisonnier par l’enchantement de cette fleur.
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vendredi, août 26, 2005
Peinture - Une rencontre inespérée
Une rencontre inespérée - Huile s/toile - 75x140 cm

Il s’agit là, sans aucun doute, d’une rencontre inespérée. Trois figures, à l’aspect peu conventionnel, pas très hautes, aux attitudes déconcertantes et peu agressives, se rencontrent. Timidement, elles commencent à s’analyser. La figure de droite observe avec attention les deux étrangers, tout en maintenant une attitude sereine et conciliante dans ce dialogue où tous parlent une langue différente.

Les personnages ont parcourus un long chemin au cours de leur aventure, cela se voit à l’effort, à la relaxation de la chair. Cela se voit, à travers des yeux inquiets, que la rencontre a provoqué un effet assourdissant, ils se regardent avec méfiance.

Il fait un soleil splendide ! Le dialogue commence. Ils parlent de quoi ? Ils parlent tous une langue différente. Parlent-ils du temps ?

La tension diminue. Nous nous sentons également plus calmes. En analysant attentivement ces créatures, nous commençons à sympathiser avec elles, à les voir autrement.

J’ai dû me cogner la tête quelque part ! Pendant que j’étais inconscient j’ai dû plonger dans une histoire fantastique, imaginaire, où j’ai rencontré ces personnages. Je ne me souviens pas des détails, tout parait si distant, mais j’ai du les connaître, c’est sûr. En examinant dans les détails la posture de chacun, leurs aspects expressifs, leurs dimensions, leurs gestes et leurs mimiques, je m’aperçois que je les connais bien. Je ne me souviens pas du dialogue à quatre ; cela a du être hilarant.

Ha les couleurs ! un véritable casse tête. Elles ont été modifiées plusieurs fois. Les couleurs du fond ont été raclées tant de fois qu’on s’aperçoit, à travers de la transparence, qu’il y a en dessous une pellicule grise. C’est finalement le vert jaunâtre, sur les cotés, et le orange jaunâtre, au centre, qui ont finis par rester. Cela n’a pas été facile d’achever ce tableau.
mardi, août 23, 2005
Dessin
Dessin 4/05 - Charbon s/ papier - 21 X 32 cm
Suspends-moi
Les Arbres de la Vallée de la Fórnea



Le vent souffle d’ouest constamment, il parcourt un couloir composé d’étroites vallées, il passe entre les pics de la montagne, se frotte à deux plateaux rocheux et entre dans la Vallée de la Fórnea.

Se heurtant aux flancs calcaires de la montagne de « Santo António », le vent circule en spirale, du haut vers le bas, modelant comme bon lui semble la forme des roches et la taille des arbustes, transportant le parfum des genêts et des chèvrefeuilles. Cette vallée ressemble à un énorme amphithéâtre sculpté dans la montagne.C’est dans cette vallée que je viens faire mes études sur les oliviers : j’ai une certaine difficulté à expliquer pourquoi j’ai choisi cet endroit ; il est différent, c’est peut être pour cela !

Le sol est très ingrat. Il y a beaucoup d’oliviers à l’aspect vieilli, recroquevillés et presque nus. Les troncs sont dilacérés par des rainures profondes, partant de la base et évoluant tout au long du tronc, délimitant les plus divers obstacles naturels infligés à l’olivier. C’est ces irrégularités qui excitent mes sens. Un tronc avec de profondes rainures sur le tronc me permet de faire des dessins très expressifs.

Ces oliviers ont cessés de grandir ; les branches sèches, désespérément entrelacées, bougent encore, elles semblent prendre vie. Je les observe avec méfiance. Je ressens un certain déconfort.

La lumière les rend plus suaves. L’ombre des cimes couvre le sol, donnant à la vallée un aspect multicolore aux tons grisâtres.

Aujourd’hui c’est ainsi que je le sens. Demain cela pourra être différent. La Vallée de la Fórnea est, et le restera toujours, un espace naturel notable, mais cette impression profonde sera inaltérable. ... (voir www.claroescuro.com )
samedi, août 20, 2005
Journal: 1 Septembre 04


« Le Journal », c’est le nouvel espace de l’artiste. Je vais ici dessiner et écrire mes idées, jour après jour, comme le font les adolescents, secrètement. Seul les pages qui impressionnent le plus, et qui sont le plus claires et osées, seront ici reportées, les autres, non mois intéressantes, attendront patiemment une bonne opportunité pour se révéler.

Les dessins sont une partie substantielle de mon activité artistique, qui flânent librement dans l’espace, gagnant chaque fois plus d’influence à travers d’une attitude créative inexplicable, comme une extension de la vérité, un secret qui domine à son bon plaisir. À mon infortune !

Les textes ! Que vais-je pouvoir dire ? Je ne suis pas écrivain et je n’ais pas la prétention de l’être, je vais seulement parler de ce qui va dans l’âme de l’artiste que je suis. Je vais essayer de parler avec les yeux et d’attraper les choses avec les gestes, et ordonner ensuite tout cela, l’air de rien, comme quelqu’un qui est dans la lune. Ensuite, avec quelques résidus de folie, j’écrirais comme qui jette des pierres à la mer, parsemant des phrases courtes, éclaboussées de sentiments. Que voulez-vous ? Je n’arrive pas à exprimer les choses autrement.

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